Le petit blog officiel de Laskov

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mercredi 24 septembre 2008

Riposte graduée : Albanel pourrait tenter le passage en force

Autant le dire d'emblée, c'est un scénario qui devrait rester purement théorique. L'ampleur de la gifle prise par le gouvernement français au Parlement européen, avec l'adoption par 573 voix contre 74 de l'amendement rejetant la riposte graduée, devrait logiquement ruiner sur le plan politique les espoirs de Christine Albanel de faire adopter la loi Création et Internet (anciennement Hadopi) au Parlement français. Mais pas encore sur le plan juridique.

Le processus de codécision de l'Union européenne prévoit en effet qu'après sa première lecture ce mercredi au Parlement européen, le texte devra retourner au Conseil avant une deuxième et dernière lecture par les députés. Théoriquement, l'amendement 138 voté ce jour pourrait donc ne pas figurer au texte définitif qui ne sera adopté, dans le meilleur des scénarios, qu'au premier trimestre 2009.

Politiquement, il serait invraisemblable pour le Conseil de faire sauter une disposition adoptée par le Parlement avec une majorité aussi écrasante. Mais tant que le texte n'est pas adopté, rien n'est encore définitif et donc rien ne s'impose aux pays membres.

Christine Albanel pourrait donc jouer la montre et feindre d'ignorer le vote européen en misant sur une révision du texte par le Conseil et une adoption provisoire de loi Création et Internet en France, qui pourrait être mise en application pendant la période qui précède l'entrée en vigueur du paquet télécom. La France, qui préside l'Union Européenne, a en effet l'intention de négocier avec ses partenaires un accord politique pour fixer la mise en oeuvre du nouveau cadre juridique du paquet télécom au 1er janvier 2010.

Par ailleurs, le texte de l'amendement 138 voté par le Parlement européen n'élimine pas tout à fait toute possibilité de riposte graduée. Il impose simplement aux Etats membres de passer par l'ordre judiciaire pour obtenir la suspension de l'abonnement à Internet, en excluant la voie administrative qui était adoptée avec la création de la Haute Autorité chargée de prononcer les sanctions. Les mesures non privatives de libertés telles que l'envoi de messages d'avertissement aux abonnés à Internet, déjà pratiqué en Grande-Bretagne, pourraient rester dans un texte de loi revu à minima. Le gouvernement pourrait aussi maintenir le principe de la riposte graduée, en privilégiant cette fois la voie pénale. Mais le but poursuivi, qui consistait à contourner l'engorgement des tribunaux pour prévenir et sanctionner des milliers d'internautes par jour, serait alors oublié, et l'efficacité de la loi serait lourdement plombée. Surtout, l'utilisation de la voie pénale obligerait à un respect beaucoup plus rigoureux des droits de la défense, ce qui est techniquement impossible.

Contacté par Numerama pour connaître ses intentions, le ministère de la Culture n'a pas encore retourné notre appel.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

L'Europe signe "l'arrêt de mort de la riposte graduée"

Comme nous vous l'annoncions dès ce midi, la riposte graduée a bien été torpillée par le Parlement européen ce mercredi 24 septembre avec l'adoption de l'amendement 138 au paquet télécom. Dans un communiqué, l'eurodéputé français Guy Bono se félicite ainsi que le Parlement Européen ait voté l'amendement qu'il a co-signé avec Daniel Cohn-Bendit, "qui signe l'arrêt de la riposte graduée".

  "L'amendement qui a été approuvé à une très large majorité (573 pour, 74 contre), précise que les autorités de régulation nationale veillent à ce qu'aucune restriction à la liberté d'expression et d'information d'un citoyen ne soit prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire", explique le député européen socialiste.

"Cet amendement constitue une garantie afin que les dispositions du paquet télécom ne conduisent pas au transfert de missions de l'autorité judiciaire à des autorités administratives lors de la transposition par certains États membres malveillant dont la France, tout en prévoyant les exceptions nécessaires à la sécurité publique."

Dans les faits, il va obliger le gouvernement à abandonner le projet de loi Création et Internet ou à considérablement le remodeler, ce qui n'est pas la moins bonne nouvelle possible pour Christine Albanel, qui semblait déjà mise au pied du mur. "La meilleure chose qui pourrait arriver à Christine Albanel pour en sortir par la grande porte serait donc que soit voté mercredi au Parlement Européen l'amendement au Paquet Télécom qui doit interdire purement et simplement toute riposte graduée dans les pays membres de l'Union Européenne", écrivons-nous lundi. C'est fait.

"Aujourd'hui l'Europe apparaît comme le dernier rempart contre les velléités liberticides de certains Etats membres", s'enthousiasme Guy Bono, pour qui c'est aussi une victoire pour l'image que portent les citoyens sur l'Europe. "On ne joue pas comme ça avec les libertés individuelles. Le gouvernement français doit revoir sa copie!"

Précisons toutefois que le texte n'est pas encore définitif, puisqu'il sera renvoyé au Conseil avant une seconde lecture au Parlement, au plus tôt au premier trimestre 2009. Toutefois avec une telle majorité écrasante, il faudrait un tsunami pour que l'amendement soit supprimé du texte final.

Crédit photo : la Quadrature du Net

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

mardi 2 septembre 2008

Google Chrome : plus qu'un navigateur open-source ?

High-Tech -

Google a annoncé lundi le lancement imminent dans 100 pays de la bêta de son navigateur open-source Chrome. Au delà de la concurrence apparente avec Firefox et Internet Explorer, Google cherche à attaquer Microsoft de plein fouet en pariant sur l'avenir des systèmes d'exploitation : Internet.

C'était un serpent de mer depuis plusieurs années. En 2005, Google avait donné des signes avant-coureurs en débauchant Ben Goodger, le chef de projet de Mozilla. C'est désormais officiel. Google va se lancer dans la course aux navigateurs Internet en lançant mercredi Google Chrome, son propre navigateur open-source.

Basé sur le moteur de rendu WebKit d'Apple, déjà utilisé sur les futurs mobiles Google Android, et sur un interpréteur javascript entièrement réécrit, V8, Chrome a été conçu pour être le plus léger, flexible et rapide possible. Sur le papier, Chrome devrait être plus stable et moins gourmand en ressources que Firefox, grâce à une gestion multithread des onglets, où chaque onglet est géré comme un processus distinct, avec ses propres ressources libérées à la fermeture de l'onglet. Ce principe doit aussi permettre d'assurer une meilleure sécurité du navigateur, en contrôlant l'exécution des plugins là aussi gérés en processus séparés.

Visuellement, Google Chrome propose une interface dépouillée, où les onglets dominent le reste de la page, composée du strict minimum. Le but est de laisser le maximum d'espace possible aux pages web, et surtout aux applications riches comme Gmail, pour lesquelles Chrome a été particulièrement pensé.

Car bien au delà d'un simple navigateur open-source, Google veut entrer en concurrence frontale avec Microsoft sur le marché des systèmes d'exploitation. A l'heure où les services en ligne proposent un stockage à distance et l'ensemble des applications usuelles (mails, agenda, bureautique, vidéo, photo...), la valeur qui résidait traditionnellement sur les systèmes d'exploitation comme Windows se déplace vers les services en ligne. Le contenant perd sa valeur au profit du contenu. Le phénomène n'est qu'accentué par le succès des ordinateurs portables à bas prix, les netbooks, qui ressemblent davantage à des terminaux pour accéder au web qu'à des ordinateurs complets, fonctionnels et autosuffisants.

A l'avenir, le navigateur Internet sera le système d'exploitation. Pas seulement sur l'ordinateur d'aujourd'hui, mais aussi sur les téléphones mobiles, les consoles de jeux ou les tablet PC qui devraient remplacer les ordinateurs portables d'ici quelques années. Microsoft a mal anticipé ce mouvement, et son obsession à vouloir garder Internet Explorer en close-source le condamne.

"Bien sûr, nous aurions pu proposer un navigateur propriétaire et nous en tenir à ça", explique Google dans une bande dessinée explicative mise en ligne cette semaine, qui fait la leçon à Microsoft. "Mais Google vit sur Internet. C'est dans notre intérêt de faire qu'Internet soit meilleur, et sans concurrence c'est la stagnation".

Avec Firefox, c'est donc plutôt la saine émulation qui est recherchée. Google tient d'ailleurs à partager ses développements avec le navigateur de la fondation Mozilla, qui vient tout juste de renouveler un partenariat financier de 3 ans avec Google.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

lundi 1 septembre 2008

Blu-Ray : Sony encore poursuivi pour violation de brevet

Sony est poursuivi en justice pour avoir violé un brevet d'une technologie exploitée sur les lecteurs Blu-Ray, selon la société titulaire des droits du brevet Orinda IP USA. Il s'agit d'un brevet à l'origine déposé par Hyundai Electronics en 1993, couvrant "un média d'enregistrement optique en forme de disque composé d'une pluralité de pistes". Les produits concernés sont notamment la Playstation 3, les ordinateurs portables Vaio avec Blu-Ray, et les lecteurs Blu-Ray de salon vendus par la firme japonaise.

Comme souvent dans ce genre de procès, la société plaignante est un "patent troll" dont tout le modèle économique repose sur l'achat et la revente de brevets, et les poursuites judiciaires. Orinda n'a aucune activité scientifique active de développement technologique, mais exploite financièrement le système de brevetabilité censé pourtant encourager l'innovation, et non la freiner sous la menace de procès.

Ca n'est pas la première fois que Sony est ainsi poursuivi pour violation de brevets autour du Blu-Ray. En 2007, la société Target Technology Company avait porté plainte pour la présence sur les disques Blu-Ray d'un film de protection à base d'argent, un alliage breveté par la société plaignante.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

mercredi 27 août 2008

TF1 ne croit-il plus dans l'avenir du cinéma ?

Alors que France Télécom s'est lancé à l'assaut de Canal+ pour investir la production cinématographique, l'un des principaux acteurs du marché semble maintenant vouloir en partir. Selon le quotidien "Les Echos", TF1 aurait en effet mandaté la banque d'affaires Rothschild pour vendre TF1 International, sa filiale de droits audiovisuels qui détient les droits de 600 films et génère 103,7 millions d'euros de chiffre d'affaires. Elle est, par l'intermédiaire de TFM, le premier distributeur de films en salle en France avec des succès comme La Môme, Brice de Nice, ou La Leçon de piano.

Sans surprise, Orange se serait positionné comme l'un des acquéreurs possibles du catalogue, qui pourrait venir renforcer ses chaînes de télévision dédiées au cinéma, et apporter de l'expérience à sa propre filiale de production audiovisuelle. Le tunisien Ben Ammar serait également candidat, pour s'associer au canadien Alliance Films et proposer aux producteurs indépendants américains un interlocuteur unique dans la distribution de leurs films dans six pays. TF1, qui a d'abord pensé s'associer au projet en tant qu'actionnaire, privilégierait finalement la piste d'une cession totale de sa filiale.

La première chaîne privée française n'a t-elle plus confiance dans l'avenir de la production cinématographique ? "L'objectif est de permettre à cette filiale de continuer à se développer", assure TF1 aux Echos. Mais sans elle ?

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

mercredi 20 août 2008

David Perry n'est pas tendre avec Sony...

Le charismatique développeur de jeux vidéo David Perry n'est pas tendre avec Sony. Le créateur du célèbre Earthworm Jim, aujourd'hui entièrement dévoué à la création de jeux massivement multijoueurs gratuits pour Acclaim, a assuré lors d'une conférence cette semaine que le constructeur japonais n'arriverait pas à gagner de l'argent avec la Playstation 3.

Vieux de la vieille de l'industrie du jeu vidéo, où il évolue depuis plus d'un quart de siècle, Perry assure que Sony a déjà perdu plus d'argent sur les ventes de Playstation 3 qu'il n'en a gagné pendant les cinq meilleures années de la Playstation 2. "A cause du coût de fabrication de la Playstation 3, et parce qu'ils la vendent à perte, Sony n'a pratiquement aucune chance de gagner de l'argent avec la PS3, parce qu'ils ont perdu plus d'argent qu'il n'en ont gagné pendant toute la période de succès de la Playstation 2", affirme David Perry. D'autant qu'avec la concurrence des Wii et Xbox 360, Sony n'a plus le boulevard qu'il avait avec les échecs relatifs des Xbox première génération et des anciennes consoles de Nintendo.

Perry donne tout de même une chance à Sony de s'en sortir, si le constructeur japonais arrive à faire tenir la Playstation 3 sur le marché pendant au moins 10 ans, avant de sortir la PS4. Mais "s'ils sortent la Playstation 4 et qu'ils ont une console qui coûte encore plus cher qu'ils augmentent le prix des jeux de 10 dollars, ça ne serait pas bon", prévient-il.

C'est donc une course à la montre qui s'engage entre les différents concurrents. Microsoft et Nintendo tenteront probablement de sortir aussi vite que possible une nouvelle console qui pourra abattre la Playstation 3 et amputer le budget de la PS4, alors que Sony fera tout pour maintenir l'avance technologique de la PS3 le plus longtemps possible pour la rentabiliser et se renflouer pour concevoir la Playstation 4.

Sony, qui a déjà fait beaucoup d'effort, ne compte plus baisser davantage le prix de sa console avant de longs mois. Il a prévenu cette semaine que la Playstation 3 resterait à son prix actuel pour les fêtes de fin d'année, malgré la baisse du prix de la Xbox 360. Il mise sur la sortie de la Playstation 3 80 Go pour convaincre les consommateurs cet hiver.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

lundi 18 août 2008

La Xbox 360 devant la PS3 au Japon

C'est une étrangeté, mais les fabricants de consoles de jeux vidéo jouent actuellement mieux à l'extérieur qu'à domicile. Cet été, le japonais Sony et sa Playstation 3 ont surpassé les ventes de la Xbox 360 aux Etats-Unis, au pays de Microsoft. Mais inversement, l'américain Microsoft vient de battre Sony chez lui, au Japon.

Dans la première semaine d'août, Microsoft a vendu 26.116 unités de sa Xbox 360, contre 10.705 unités de la Playstation 3, indique Ascii Media Works. La demande en consoles de Microsoft aurait été boostée par le lancement du jeu Tales of Vesperia de Namco, très attendu au pays du soleil levant, et indisponible sur la console de Sony. La Xbox 360 reste toutefois loin de la Wii, qui s'est encore vendue à plus de 41.000 exemplaires la même semaine.

Sony, qui avait atomisé la Xbox première génération grâce à un catalogue de jeux exclusifs important, se fait prendre à son prendre jeu. Microsoft a inondé le marché de dollars pour s'assurer des titres exclusifs, y compris chez les éditeurs japonais que l'on pensait jusque là indissociables de Sony et Nintendo.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

L'alcoolier Bacardi donne de la musique gratuite pour les blogs

Cela fait plusieurs années que boisson et musique flirtent sur Internet. Pepsi, Coca-Cola ou Heineken font partie des marques qui ont proposé depuis quelques années leurs services de musique en ligne ou signé des partenariats avec des plateformes existantes pour faire télécharger de la musique légale aux grands buveurs. Bacardi, le célèbre producteur cubain d'alcools, se lance à son tour dans la musique en ligne, en jouant cette fois la carte du mécénat.

Discrètement, tout en le faisant savoir, mais sans site internet officiel, Bacardi a lancé le Bat Project, qui vise à fournir à des blogs partenaires de la musique inédite à distribuer gratuitement et légalement. Le projet tire son nom des chauve-souris ("bat" en anglais) qui, selon la légende, peuplaient les toits de la première distillerie de la marque à Santiago de Cuba en 1862. Elles sont depuis devenues l'emblème et le logo de la marque.

Bacardi finance la production de morceaux inédits et de remixs ou interprétations en live de chansons, qui ne peuvent être trouvées nulle part ailleurs, jusqu'à leur dissémination sur les réseaux P2P. Le premier morceau ainsi distribué est A Thing For Me, un single de Metronomy financé à l'occasion de la production d'un film en avril dernier, qui avait été présenté par Bacardi à Miami. Quatre remixs sont distribués ci et là sur différents blogs.

Un modèle à suivre ?

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

vendredi 8 août 2008

Comment participer à la bêta de Playstation Home

Possesseurs de Playstation 3, préparez-vous. Sony annonce que la bêta privée de Playstation Home sera étendue à partir de la fin du mois à davantage d'utilisateurs en Europe et aux Etats-Unis. Pour participer à cette sorte de Second Life dédié à l'univers Playstation (vidéo ci-dessous), les joueurs doivent soumettre leur candidature en téléchargeant tout simplement le thème Playstation Home dans le Playstation Store. Sony étudiera ensuite les candidatures en utilisant "une série de critères dont l'activité sur le Playstation Network pour déterminer l'égibilité à la communauté Beta".

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Vers des lecteurs Blu-Ray plus petits et moins chers

NEC Electronics a annoncé le développement d'une nouvelle puce pour les lecteurs Blu-Ray, le EMMA 3PF, qui rassemble pour la première fois en une fois dans une seule puce l'ensemble des fonctionnalités nécessaires à la lecture des Blu-Ray : conversion analogique des signaux audio, décodage des images et du son, et gestion de la sortie HDMI pour la connexion vidéo. La puce permet en plus un gain de place de 50 % par rapport aux produits existants, en intégrant directement la mémoire externe et en internalisant des fonctionnalitées périphériques.

Le processeur supporte les Blu-Ray Profile 2.0 qui permettent notamment le picture-in-picture (PiP) et surtout une connexion réseau pour télécharger des contenus additionnels au disque optique.

NEC promet que la puce permettra de réduire la taille des futurs lecteurs Blu-Ray, et en toute logique le prix devrait être réduit d'autant. Elle sera commercialisée dès le mois de septembre, et NEC prévoit d'en produire 1 million d'exemplaires rien qu'au dernier trimestre de cette année.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

jeudi 7 août 2008

Ubisoft se plaint d'un bug qu'il a placé lui-même dans un jeu piraté

Le magazine Gamespot rapporte que l'éditeur Ubisoft a décidé de porter plainte contre l'usine de disques Optical Experts Manufacturing (OEM), à qui il avait confié la mission de dupliquer les exemplaires de la version PC de son jeu Assassin's Creed. Alors que le jeu est sorti sur PC en avril, une version piratée était apparue sur Internet dès le mois de février. L'enquête a permis de découvrir que c'était un employé de OEM qui était sorti de l'usine avec un exemplaire du jeu et l'avait ensuite diffusé sur Internet. L'usine n'avait pas respecté toutes les obligations contractuelles de sécurité imposées par Ubisoft, qui porte plainte pour violation de contrat, négligence et contrefaçon.

Ubisoft prétend que le jeu a été téléchargé plus de 700.000 fois, ce qui lui aurait causé un préjudice de plusieurs millions de dollars. Mais le préjudice n'est pas évalué uniquement sur le nombre de copies téléchargées qui auraient pu être achetées. De façon plus originale, "Ubisoft indique qu'il a inclu un bug dans la pre-release de Assassin's Creed pour des raisons de sécurité qui ferait planter le jeu en partie", note Gamespot. Or, "le bug a été prétendument retiré de la version commerciale, mais un mélange de tests négatifs de la version piratée et buggée du jeu et de tests légitimes de la version commerciale du jeu ont créé pour le consommateur de la confusion et ont généré un 'dommage irréparable' à sa réputation".

En somme, Ubisoft reproche à OEM d'être responsable du fait qu'une certaine presse ait utilisé une version piratée du jeu, et que leurs tests aient été négatifs à cause d'un bug qu'Ubisoft avait lui-même placé, volontairement.

On doit confesser qu'on ne comprend pas très bien comment c'est possible. D'abord, quel est le petit génie d'Ubisoft qui est entré un jour dans la salle de réunion de l'éditeur pour se lever et dire devant tous ses camarades, "j'ai une idée géniale, on va faire que notre jeu plante" ? Ensuite, comment ces petits camarades de la salle de réunion ont pu applaudir l'idée et demander aux développeurs de la mettre en place ? Enfin et surtout, pourquoi un réplicateur qui n'est censé recevoir que la version Gold du jeu (la version définitive à distribuer dans le commerce) a pu avoir entre les mains une soit-disant pre-release volontairement buggée par Ubisoft avant la diffusion de la version commerciale ?

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

mercredi 6 août 2008

Des chercheurs du MIT travaillent sur un ordinateur à 12 dollars

Nous rapportions la semaine dernière les déclarations de la ministre indienne de l'enseignement supérieur, qui a confié à des cabinets d'étude le soin de mettre au point un ordinateur portable à 10 dollars. En fait, le gouvernement a rectifié rapidement les déclarations, en indiquant qu'il y avait eu une erreur de transcription, et que ça n'était pas 10 dollars qu'il fallait entendre, mais 100 dollars.

Nous étions alors un peu soulagé, tant la perspective d'ordinateurs aussi bas prix est au moins autant un formidable espoir pour résoudre la fracture numérique qui sépare les pays du nord et du sud qu'un appel d'air au désastre écologique. Plus le prix des ordinateurs baisse, plus l'impact écologique négatif augmente. Mais voilà que quelques jours plus tard, une équipe du prestigieux MIT annonce fièrement qu'elle travaille sur un ordinateur à 12 $ ! Et cette fois-ci, il ne semble pas y avoir d'erreur.

"Nous voyons cela comme un modèle qui pourrait accroître les opportunités économiques des gens des pays en développement", explique Derek Lomas, l'un des ingénieurs de l'équipe en charge du projet. "Si vous savez taper sur un clavier, ça peut faire la différence entre gagner un dollar par heure plutôt qu'un dollar par jour". L'ordinateur serait basé sur l'architecture du vieil Apple II, agrémenté d'un accès au web.

Leur projet est concurrent direct de celui d'un autre étudiant du MIT, Nicholas Negroponte, responsable du projet One Laptop Per Child (OLPC), qui avait fait les grands titres avec son PC à 100 $.

Mais le MIT ne répond pas à la question fondamentale que nous avions soulevé en réaction au projet indien. Comment, dans un monde dont les ressources sont finies peut-on à l'infini baisser le prix des objets électroniques qui consomment ces ressources ? C'est tout sauf du développement durable. Comme le suggéraient alors plusieurs de nos lecteurs, il serait sans doute préférable de faciliter les programmes qui permettent d'envoyer dans les pays en développement nos vieux PC qui traînent dans les cartons et qui sont, pour la plupart, plus puissants qu'un Apple II....

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

LF-PB371JD : graveur Blu-Ray 8x chez Panasonic

Dans la série graveurs, Panasonic annonce un nouveau graveur Blu-Ray SATA, le LF-PB371JD, qui sera commercialisé à partir du 13 septembre. Il propose une vitesse de gravure de 8x, en avance sur les consommables puisque pour le moment les Blu-Ray vierges les plus rapides certifiés sont encore en 6x. Il embarque une mémoire cache de 8 Mo, et peut graver également les DVD-RAM (5x), DVD-R (16x), DVD-R DL (8x), DVD-RW (6x), CD-R (48x), et CD-RW (24x).

Il est annoncé à un prix de 250 euros, ce qui n'est pas si cher pour l'un des premiers produits du genre sur le marché. Ne reste plus qu'à attendre une chute du prix des Blu-Ray vierges pour que la gravure se démocratise réellement sur ces supports haute-définition.

via : Akihabaranews

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Un graveur DVD avec upscale 1080p chez Buffalo

Le constructeur Buffalo annonce un nouveau graveur DVD Multi Drive externe USB 2.0, le DSM-SL20U2, qui permet en outre l'upscale des DVD du 480p vers le 1080p. Il peut graver les DVD ± R à 20x, DVD + RW à 8x, et DVD-RAM à 12x, et supporte le procédé d'impression LabelFlash, concurrent du LightScribe.

Il sera d'abord commercialisé au Japon, ce mois-ci, pour environ 85 euros.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

mardi 5 août 2008

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